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Butembo : Bras de fer entre les tenancières des maisons de tolérance et l’autorité communale de Mususa

Écrit par Rédaction Rtvh Butembo
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Les détentrices des maisons de tolérance en commune de MUSUSA ne digèrent pas facilement la décision du comité communal de sécurité d’aller en guerre contre leurs activités dans cette entité administrative.

Ces tenancières des maisons qualifiées de lieu d’immoralité que la RTVH a rencontré jeudi 12 septembre 2019, déclarent que malgré la connotation de « centre de dépravation des mœurs » attribuée à leurs maisons de tolérance, elles contribuent dans la sécurisation de la commune.

« Voilà pourquoi ces femmes libres ne devraient pas être accusées de tous les maux », a laissé entendre madame KAVIRA MWENGESYALI, l’une des conseillères des détentrices des maisons de tolérance à VITCHAI au Quartier KATWA.

Elle qui a 20 ans d’expérience dans ce secteur, se souvient encore que les bandits se cachent mieux dans des maisons de tolérance, des hôtels ou des logements.

Une particularité avec les maisons de tolérance ce qu’ici les bandits qui tentent de s’y faufiler sont vite dénoncés auprès de chefs de Quartiers, soutient-t-elle. « C’est à chacun de prendre soins de son boulot de vente de la kasiksi [Ndr boisson alcoolisée fabriquée à base de la banane]. Nous savons tous que les bandits ne viennent pas là où l’on boit de la kasisksi mais plutôt là où il y a de la bière. On nous a déjà recommandé de chaque fois dénoncer les personnes suspectes auprès du chef de Quartier. Nous le faisons souvent et dans le cas contraire, s’il insiste avec sa décision, on va lui abandonner nos enfants ».

Un jeune garçon rencontré dans un QG dans cette partie de la ville, soutient lui cette décision du bourgmestre de la commune de Mususa. Monsieur JAY KIVUTHU conseille, en outre, l’autorité communale de penser à l’encadrement de toute cette couche sociale qui sera contrainte au manque d’emplois après la fermeture effective des maisons de tolérance.

« Cette décision de fermer toutes les maisons de tolérance est bonne mais cela ne sera pas facile. Je suggère, si possible à l’autorité de chercher une autre occupation aux tenancières de ces maisons de tolérance ».

MBAYITOYA Bovick qui reconnait que la sécurité est une affaire de tous, indique cependant que cela ne devrait pas être une raison pour entretenir des maisons de tolérance, sous prétexte qu’elles contribuent dans le démantèlement des bandes d’inciviques. « Je suis entrain de demander à tous les chefs de cellules de me recenser toutes ces maisons de tolérance, une fois recensées et la liste sur ma table, mes services vont entrer en action pour traquer tous les récidivistes », menace le bourgmestre de la commune de Mususa.

Plusieurs chefs d’Etablissements scolaires de la commune de MUSUSA soutiennent aussi l’initiative du conseil communal local de sécurité.

Ils se plaignent du fait que certains apprenants quittent parfois les salles des classes pour des maisons de tolérance et en reviennent ivres. Ce qui joue contre le cours normal des enseignements.  

En réaction, l’autorité communale de MUSUSA précise que l’heure est encore à la sensibilisation des détentrices et l’identification des maisons de tolérance avant de passer à l’action.

Rédaction

 

 

 

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