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RDC : appel de l'opposition et de mouvements citoyens à manifester "massivement"ce jeudi

Écrit par Rédaction Rtvh Butembo
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Le Rassemblement de l'opposition et plusieurs mouvements citoyens appellent à manifester dans tout le pays, une marche de « colère », disent-il, pour demander le départ du président Kabila dès le 31 décembre prochain, et la mise en place d'une transition jusqu'à l'élection d'un nouveau président. Mais dans plusieurs grandes villes, ces marches n'ont pas été autorisées, officiellement pour raisons de sécurité et éviter des affrontements.

Dans les rues de Butembo ce 29 novembre, beaucoup se disaient frustrés par cette interdiction de manifester et attendaient dans un mélange d'inquiétude et de curiosité de voir quelle forme prendrait ou non la mobilisation. Jusqu'au bout d'ailleurs l'opposition a espéré décrocher une autorisation.

En début de soirée encore, une délégation du Rassemblement était reçue par le gouverneur de la ville de Kinshasa. Mais cette ultime tentative de conciliation a échoué.

Dans l'après-midi, le président du rassemblement Felix Tshisekedi a en tout cas redit sa détermination et lancé un « appel solennel et vibrant à toutes les Congolaises et (...) Congolais à envahir (...) les rues », pour « exprimer son ras-le-bol à l'égard de ce régime finissant ».

A Kinshasa, les principaux leaders du rassemblement assurent qu'ils seront dans la rue. Mais de son côté, le porte-parole de la police promet de « décourager tous ceux qui empêcheraient la population de vaquer à ses occupations ». « S'ils bravent l'interdiction, il y aura peut-être des violences, mais nous respecterons les droits de l'homme », promettait mercredi soir le général Kasongo, chef de la police dans la capitale où dès la nuit tombée, instruction a été donnée de « disperser tout attroupement de plus de 5 personnes ».

A noter que le CCU, parti du porte-parole du gouvernement qui avait appelé « à une contre marche » ce jeudi, ce qui a d'ailleurs motivé l'interdiction généralisée par le gouverneur de la ville, promet de se mobiliser si l'opposition brave l'interdiction. « Quiconque attaquera le calendrier pour déstabiliser le processus électoral trouvera nos jeunes sur sa route », promettait hier soir Lambert Mendé.

Des rassemblements sont également prévus dans une quinzaine de villes dans tout le pays, assortis souvent d’interdiction par les autorités locales. Citons par exemple Lubumbashi, Kananga, Butembo, Goma ou alors Mbuji Mayi.

Mardi dernier quatre militants des mouvements citoyens ont été arrêté dans sur le boulevard Joseph KABILA KABANGE pendant qu’ils contestaient le calendrier électoral et réclamaient le départ du présidant Joseph KABILA.

La mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) « appelle les autorités congolaises à respecter la liberté des réunions et des manifestations qui figure dans la Constitution », a indiqué sa porte-parole, Florence Marchal, lors d'un point de presse.

 

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